Pourquoi ?

La classification que les médias font de nous place l'adepte de la décroissance, du recyclage et des circuits courts comme l'oeuvre d'idéalistes ruraux en quête de déconnection sociale. Pourtant, le bobo tel qu'on nous le présente serait nomade, ultraconnecté, urbain et... en admiration devant des permaculteurs et les systèmes alternatifs. Le monde change, à chaque génération des éléments disparaissent et d'autres naissent. Plus nous approchons de ce que les médias n'ont plus peur de nommer "l'effrondrement", plus ces changements nous paraissent négatifs, et plus nous avons soif de réparation, de retour en arrière, de raisonnable dans nos modes de vie.

Les villes en transition nous font espérer un avenir urbain plus respectueux de la planète et de nous-mêmes. Pourtant, les volontaires pour marcher dans le chemin de la sobriété urbaine ne sont guère plus nombreux que les permaculteurs qui tentent de vivre en harmonie avec la nature. Pour beaucoup d'entre nous, les citadins, l'écologie se résume au green washing, à changer de magasin ou à trier ses déchets. Cette attitude nous donne bonne conscience, mais nous laisse bien loin des vrais objectifs de la transition : apprendre à déconsommer, à ne plus exiger des ponctions de matière première dès que nous avons une envie, une exigence, vivre dans le respect de ce qui nous entoure, même si ca résume à des tours de béton.

Ce blog explore des réflexions pour concilier une existence citadine avec un mode de vie soutenable pour la planète, pour ne pas opposer ceux qui vivent dans la nature et ceux qui en achètent les fruits. La civilisation nous a tous coupés de nos capacités à nous nourir nous-mêmes, mais on peut l'accepter sans culpabilité en sans désarroi. J'espère que certaines pistes aideront certains d'entre vous.

Qu'est-ce qu'il nous restera est également le titre d'une chanson de Pleymo.